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CINQUIEME JOURNEE SCIENTIFIQUE

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SUR LA TRANSPLANTATION DE LA GREFFE RENALE
Le centre universitaire de Tissemsilt a abrité la cinquième journée médicale organisé par la cellule de la formation médicale continue de l’EPH de Tissemsilt sous le haut patronage de M.le wali de la wilaya de Tissemsilt , en collaboration avec la direction de l’hôpital de Tissemsilt .Quatre éminents professeurs de médecine, néphrologues, dans le cadre d'une conférence- débat portant sur l'état des lieux dans le domaine de la transplantation de la greffe rénale. Cette rencontre a été organisée conjointement par les praticiens du secteur public et privé et la société algérienne de néphrologie, dialyse, transplantation, rein normal et rein pathologique, rein et diabète, hypertension artificielle. Les professeurs, M.M.BENABADJI, doyen de la néphrologie en Algérie, TAHAR RAYANE, secrétaire général de la Société Algérienne de Néphrologie, HAMMOUCHE ainsi que le Professeur BENZIANE ont été les intervenants lors de cette rencontre. Intervenant en premier lieu, le professeur BENABADJI , a rappelé l'objectif tracé à cette rencontre qui intervient aux maladies du rein normal et rein pathologique et tenter de trouver des solutions qui pourraient mobiliser nos décideurs , caisses de sécurité sociale, ministère de la Santé et , enfin, les acteurs directs, les médecins, et discuter ensemble afin de trouver des solutions, essayer de voir comment éradiquer ces maladies ou à tout le moins retarder leur évolution, notamment en ce qui concerne l'insuffisance rénale chronique. Dans les années 80, il y avait beaucoup de patients qui allaient en soins en France (Marseille, Paris), à raison de trois séances par semaine. L'Algérie a fait un bond très important. Il y a aujourd'hui un centre par daira et un centre par wilaya et une couverture correcte de cette pathologie. La prise en charge de l'insuffisance rénale représente 2,5 % à 3% du budget du Ministère de la Santé, soit l'équivalent de 40 à 60 millions de dollars. On compte 327 patients traités par million d'habitants. Il y en a trois fois plus au Japon (800) patients par million d'habitants. En Tunisie, on est à 400, le Maroc à 200.La conclusion qu'on peut tirer, c'est que l'Algérie occupe une bonne position au Maghreb. Le constat que l'on peut faire, c'est que le nombre de dialysés augmente chaque année. On peut estimer à presque six millions le nombre d'Algériens qui présentent un risque d'atteinte rénale. Si cette maladie n'est pas dépistée et traitée à temps, elle entraine l'insuffisance rénale chronique terminale qui nécessite une prise en charge par les méthodes de dialyse et de transplantation. Le nombre d'Algériens arrivant à ce stade peut-être estimé à 4.500 nouveaux cas par an pour une population de 35 millions d'habitants, alors que dans de nombreux cas, on peut éviter ou au moins ralentir la progression de l'insuffisance rénale chronique, rappellent dans leurs interventions les professeurs BENABADJI, RAYANE ,BENZIANE et HAMMOUCHE. Cela représenterait un gain immense, tant sur le plan de la qualité de vie que sur le plan économique pour la nation. Les quatre éminents intervenants rappellent aussi une observation du président de la Fondation canadienne du Rein, M.PIGEON, qui affirme que des gens sensibilisés et soucieux de garder leurs reins en bonne santé est l'une des priorités des cinq prochaines années. Pour le professeur T.RAYANE, le nombre de centres d'hémodialyse a été multiplié par 100 à 230 centres existant actuellement, traitant près de 10.000 patients. L’épidémiologie et la pathologie rénale sont mieux cernées depuis la création et le fonctionnement de services de Néphrologie, alors qu'un système de soins de l'insuffisance rénale chronique s'est progressivement mis en place, relève l'orateur. Pour l'intervenant, les causes de l'insuffisance rénale chronique terminale sont souvent méconnues en raison du non suivi des patients par des spécialistes et leur arrivée à un stade terminal. S’agissant de la greffe rénale, le Pr RAYANE note qu'il y a à peu près de 839 patients qui vivent avec un rein transplanté et à peu près de 389 greffés en Algérie seulement et 400 à l'étranger. Pour Pr BENABADJI, 300 néphrologues Algériens vivent à l'extérieur, alors qu'il y a pénurie de spécialistes. En 2008, affirme l'éminent spécialiste, on ne meurt pas d'une insuffisance rénale. Par rapport à des pays voisins, affirme l'orateur, nous sommes en avance, qui ajoute que l'intérêt se porte sur la prévention. Il faut se battre sur ce terrain, affirme le Pr BENABADJI. Les services de Néphrologie sont lancés dans des programmes de greffes rénales. On commence à devenir un pays important, relève l'éminent orateur, en caractère de greffe rénale. Le Pr BENABADJI, souligne qu'il faut mettre les Algériens devant leurs responsabilités. La solidarité est un atout important en la matière. Elle est particulièrement vivace dans notre pays, au niveau familial notamment quand il faut porter assistance à un proche qui a besoin d'un don d'organes. Le Pr BENABADJI a, aussi, insisté sur le volet de la prévention. Quand le malade est pris à temps et très tôt, il peut y avoir régression ou a moins ralentissement. La prise en charge coûte très cher, est-il noté. Mais il y a une tendance vers la réduction des coûts avec la généralisation des produits génériques. C’est une étape, a t-il été relevé. Généralement ce sont les parents proches qui peuvent être les donneurs, mais la loi n'interdit pas le don susceptible d'être fait par un cousin germain ou un ami. Il y a lieu, a t-il dit, de favoriser dans un premier temps la greffe par donneur vivant, sans négliger les moyens à terme en œuvre pour augmenter la greffe par donneur décédé. L’objectif est d'attendre 30 transplantations par rein de donneur cadavérique par million d'habitants. Elargir le cercle familial de donneurs vivants est aussi l'une des conclusions du 3èmè colloque maghrébin. Pour le Pr BENABADJI, la femme ne doit pas être un réservoir d'organes. Toujours selon le Pr BENABADJI, on ne peut faire un prélèvement d'un rein sur un coma dépassé, si on n'est pas sûr que tout a été fait pour sauver le malade. Il faut que le réanimateur ait fait son travail et le corps médical, ait fait le sien aussi. Le don d'organes et dénoncé dans un certains pays, les pays nordiques notamment, non plus un phénomène médical, mais plutôt social. Notre rôle à nous, ajoutent les éminents spécialistes, reste la prévention. On veut sortir de la dialyse pour aller vers la greffe, affirme le professeur BENABADJI. Pour l'intervenant, le pays ou il y a le plus de greffes demeure l'Espagne. Il faut donner aux Algériens les moyens pour travailler, alors ils feront des miracles, note le professeur BENABADJI, qui affirme qu'il faut des cellules de psychologues pour accueillir les familles de parents qui décèdent dans les hôpitaux et les familiariser avec le don d'organes. Il n'y a généralement par d'opposition quand la sensibilisation est bien menée. Pour les spécialistes, la greffe a connu beaucoup de progrès en Algérie. En matière de rejet est des décès qui s'ensuivent, s'il y a décès disent-ils, ce n'est pas parce qu'il y conformité avec les normes internationales. Il ne faut pas freiner l'élan sous prétexte qu'il y a des échecs. Pour le greffe rénale, la qualité de vie se transforme. Des cartes pour des donneurs potentiels ont été distribuées, lors de cette journée scientifique. Une campagne va être menée pour que les donneurs soient suivis médicalement. Un bilan annuel va être demandé. Ce sont des gens qui ne seront pas oubliés, affirment les spécialistes. Il ya des actions a mener en faveur de ces malades. Le problème de la Néphrologie reste un problème de santé publique qui doit être affronté en améliorant la prise en charge des malades (accueil, disponibilité de lits dans les hôpitaux, etc...). Les thèmes qui ont été débattus lors de cette journée scientifique sont: le rein normal et pathologique, historique de la greffe rénale en Algérie (Pr. Benabadji), épidémiologie de l’IRCT en Algérie, Bilan de la greffe rénale à partir du rein de cadavre, bilan de la greffe rénale à partir du vivant apparente (Pr. Tahar Rayane), historique de la greffe rénale dans le monde, les traitements anti-rejet en greffe rénale (Pr. M. Hammouche), la greffe rénale au CHU de Béni Messous, les complications médicales post-greffe rénale et les complications chirurgie post-greffe rénale (Pr. A. Benziane). Selon le communicant, il s’agit là d’un véritable problème de santé publique puisque 30% des insuffisants rénaux chroniques sont des diabétiques nécessitant 3% du budget de la santé. 91% des patients sont pris en charge et le taux des greffes rénales n’excède pas les 6% mais d’ici 2020, ils seront pris en charge par les secteurs public et privé. Le taux des greffes rénales atteindra les 35%. Pour les malades atteints d'insuffisance rénale chronique (IRC), la greffe du rein est le seul traitement qui peut restaurer une fonction rénale normale. D'où la nécessité de promouvoir le don d'organe, notamment à partir de donneurs décédés. C'est l'appel insistant lancé une fois encore hier par la Société algérienne de néphrologie, dialyse et transplantation (SANDT), lors de la cinquième journée scientifique tenue au centre universitaire de Tissemsilt, organisée par la cellule de la formation médicale continue en collaboration avec la direction de l’EPH de Tissemsilt. Le président de la SANDT, le professeur Tahar Rayane, et d'autres spécialistes du domaine, dont le professeur Benabadji, chef du service de néphrologie au CHU de Béni Messous, ont souligné que devant le nombre grandissant des insuffisants rénaux, la transplantation rénale est la meilleure alternative thérapeutique. Mais le don d'organe se fait de plus en plus rare, ont-ils déploré, d'où l'importance de lancer des campagnes de sensibilisation pour promouvoir la transplantation rénale. Ils proposent d'élargir le champ des donneurs vivants (par exemple, en Algérie, le don entre conjoints n'est pas autorisé comme c'est le cas dans d'autres pays). Autre solution fortement préconisée : le don d'organe à partir de donneurs décédés. Dans ce cadre, des initiatives sont entreprises, à l'image de la carte de donneur que le professeur Rayane a présentée. Le conférencier insistera longuement sur la prévention, particulièrement auprès des populations à risque, c'est-à-dire les hypertendus et les diabétiques notamment. Les chiffres sur l'évolution de la pathologie rénale sont inquiétants, selon le professeur Rayane, qui dira que six millions d'Algériens présentent un risque rénal. Il souligne l'importance du diagnostic précoce de cette maladie, un élément essentiel de la prévention : «L'affection rénale qui n'est pas traitée à temps entraîne une insuffisance rénale chronique terminale qui nécessite une prise en charge par les méthodes de dialyse et de greffe.» A ce sujet, dit-il, on dénombre 4 500 nouveaux cas d’insuffisantes rénales chroniques par an. «En l'absence d'un plan d'action de prévention efficace, le nombre de malades va
inexorablement se multiplier», avertit ce spécialiste. Dans ce sens, il lance un appel aux acteurs impliqués dans la prise en charge de cette maladie, en l'occurrence le département de la santé, la CNAS, les associations de malades et les néphrologues. Le professeur Rayane ne manquera de relever les insuffisances en matière de prise en charge des malades et la floraison de centres d'hémodialyse privés dont certains n'ont d'autre souci que l'aspect commercial. D'après lui, «le ministère de la Santé doit mettre fin à ce qu'il a qualifié de véritable dérive : «Aujourd'hui, n'importe qui ouvre une clinique d'hémodialyse, dit-il, appelant le département de Barkat «à mettre des garde-fous pour n'autoriser que les spécialistes en néphrologie à le faire». A ce jour, seules trois transplantations à partir de cadavres ont été réalisées et la réticence reste de mise. La pratique de la greffe d'organe, notamment des reins, suscite toujours des débats en Algérie. Par ailleurs, cette cinquième journée médicale dans le cadre de la formation continue a regroupé des nombreux patriciens des secteurs public et privé qui ont acquis des notions sur les nouvelles technologies. Toujours dans le cadre de la formation continue, la direction de l’EPH de Tissemsilt en collaboration avec la cellule de formation médicale continue ont élaboré un programme riche et varie qui doit être affronté en améliorant la prise en charge des malades. Informer et s’informer, pour mieux soigner», a déclaré, en préambule, le Dr Halim Kara en parlant de la cinquième journée scientifique médicale organisée, ce samedi dernier, au Centre universitaire de Tissemsilt, par la cellule de formation médicale continue en collaboration avec la direction de l’EPH de Tissemsilt. Dr Halim Kara, qui est président de la C FMC de l’EPH de Tissemsilt et en même temps Médecin à l’EPH de Tissemsilt, a déjà à son actif l’organisation des journées médicales dans le cadre de la formation continue à l’intention des médecins du secteur public et privé. Et depuis samedi dernier, un autre débat a eu lieu au centre universitaire de Tissemsilt. En effet, plusieurs médecins du secteur public et prive sans omettre ceux de la CNAS et la CASNOS ont été pris part à cette journée scientifique qui a traité de la problématique de la transplantation de la greffe rénale à partir de donneurs vivants et de cadavres. Dans leurs interventions les professeurs, M.M.BENABADJI, doyen de la néphrologie en Algérie, TAHAR RAYANE, secrétaire général de la Société Algérienne de Néphrologie, HAMMOUCHE ainsi que le Professeur BENZIANE, ont fait une rétrospective de la greffe rénale en Algérie, indiquant que cette dernière demeure la solution la mieux appropriée aux personnes souffrant d'insuffisance rénale et le seul moyen de rétablir la fonction normale des reins. Concernant les points de vue de la législation et de la religion, l'orateur affirmé que la loi algérienne et la religion permettent la transplantation d'organes. Il argumenta en évoquant l'ordonnance 76/79 du 23 octobre 1976 et les «fetwas» rendues par d'éminents oulémas nationaux et de pays musulmans. De son côté, le professeur Benabadji, a présenté un bilan en matière de greffe rénale depuis qu'il a lancé cette technique en 1986. Ce dernier fait état de 500 greffes rénales réalisées en Algérie à ce jour. Concernant la question sensible de la greffe rénale à partir de donneurs cadavériques. Quant au point de vue religieux sur cette question, il a été donné par un cadre de la direction des affaires religieuse de la wilaya de Tissemsilt. Il a indiqué, dans ce contexte, que l'Islam autorise le don d'organes quand il s'agit de sauver une vie humaine. Cette position de l'Islam, explique-t-il, est valable sur les cadavres comme sur le donneur vivant lorsqu'il n'y a pas d'autres moyens de thérapie, avant d'ajouter que le commerce de dons d'organes est strictement interdit par la religion. Pour rappel, et selon les dernières statistiques de la Société algérienne de néphrologie, le nombre de malades atteints d'insuffisance rénale chronique en 2010 a atteint les 15.000.. Cet organisme estime également que 30% de ces malades nécessitent une greffe du rein, 55% des séances d'hémodialyse au niveau des cliniques et 10% une dialyse péritonéale. L’orateur a mis l’accent sur le volet de la prévention, qui s’avère déterminante dans ce type de pathologie, dit-il. Le professeur Rayane souligne en effet que ces deux organes vitaux sont particulièrement liés du point de vue de leur fonctionnement. Quand on a un problème cardiologique on a le plus souvent un problème de rein. Trois millions d’Algériens présentent un risque rénal, selon le président de la Société de néphrologie. Le diabète, l’hypertension, les calculs rénaux, les infections urinaires répétées, la sur médicamentation, le cancer, sont des prédispositions à l’insuffisance rénale, le professeur Rayane y ajoute, les prématurés. A ce propos, l’orateur recommande des bilans, au moins annuel, pour prévenir le risque rénal. Il recommande hygiène de vie et régime alimentaire. Selon le Pr Rayane, la loi de 1985 n’interdit pas un don d’organe de l’environnement familial. La loi ne dit pas non plus qu’on peut le faire. Le Pr Benabadji a eu des mots très durs sur l’existence des centres d’hémodialyse, dont certains ne répondent pas aux normes. Or il existe un cahier des charges, sans parler des malades que l’on déplace d’un centre à un autre. L’on constate des déficits en centres d’hémodialyse dans les Hauts Plateaux et le Sud du pays. Concernant les produits médicamenteux liés à l’insuffisance rénale, le professeur Rayane a révélé qu’il n’y a pas de pénurie. La plupart des produits sont d’ailleurs fabriqués localement. Il y a bien sûr de temps à autre, des ruptures, mais dans l’ensemble et de ce côté-là, on ne rencontre pas de problèmes insurmontables. Le nombre de greffes rénales effectuées en 2010 est nettement insuffisant, en raison du nombre limité de centres greffeurs et de l’absence de prélèvements à partir de donneurs cadavériques. En rappelant que 1,5 million de personnes présentent une insuffisance rénale chronique (IRC), on peut ajouter que 6 millions d’Algériens souffrent d’une maladie rénale chronique. En raison de l’allongement de l’espérance de vie, de l’augmentation de la prévalence du diabète et de l’hypertension artérielle, ainsi que l’absence d’une politique de prévention, le nombre de patients nécessitant une thérapeutique de substitution rénale atteindrait le chiffre de 20.000 dans les cinq prochaines années et le coût inhérent à la prise en charge en hémodialyse seulement atteindrait 20 milliards de DA/an. Le développement de la transplantation rénale en tant que traitement idéal en cas de défaillance rénale, malgré des dispositions légales et religieuses très favorables, reste inadapté devant la forte demande (6.000 patients en liste d’attente). Seulement une centaine de greffes rénales à partir de donneurs vivants apparentés sont effectuées chaque année (305 en 3 ans). L’objectif à atteindre serait d’effectuer 500 greffes au minimum par an et il faudrait multiplier par cinq l’activité actuelle de greffe rénale. Cet objectif ne pourra être atteint si on ne développe pas parallèlement au donneur vivant, le donneur cadavérique. Intervenant à son tour, le Pr Benabadji relève que le rein est un organe noble. Notre but est de le protéger. L’orateur met l’accent sur l’intoxication médicamenteuse et son influence néfaste sur un organe, comme le rein. Il faut aller vers un équilibre, note le Pr Benabadji. C’est pour cela que nos campagnes de sensibilisation et d’information sont en partie destinées au corps médical. Le rein est un organe central. Il y a donc un équilibre à créer pour sauvegarder l’ensemble des organes. Comme ses confrères, le Pr Benabadji dénonce les trafics d’organes, à travers les kidnappings d’enfants, notamment, et autres actes délictueux. Il dit accorder beaucoup d’importance à la sensibilisation, à l’information à l’égard du corps médical, il relève que l’on doit développer des relations confraternelles entre nous, dans l’intérêt du malade, dit-il. Nous développons nos actions de sensibilisation sur l’ensemble du territoire. Le néphrologue, dit-il, est dans une position centrale. Toutes les spécialités passent par le rein, selon lui (pédiatrie, dialyse, diabète, cardio), on a des relations avec tout le monde.  S’agissant des enfants, il existe de sérieux problèmes pour les enfants dialysés qui sont très mal pris en charge. Il y a le problème de l’hormone de croissance si souvent évoqué en de telles circonstances, d’ailleurs. On ne meurt pas du rein, souligne le Pr Benabadji. Il y a des personnes qui vivent 30 à 35 ans en dialyse. Le risque de développer une maladie cardiovasculaire est d'environ 45 % chez les patients touchés par une défaillance moyenne de l'activité rénale, a indiqué hier, à Tissemsilt le Pr Tahar Rayane, président de la Société algérienne de néphrologie, dialyse et transplantation rénale (SANDT). "Le cœur et le rein sont deux organes intimement liés. Une meilleure surveillance du fonctionnement des reins permet de mettre en évidence un problème cardiovasculaire", a expliqué le Pr Rayane, qui s'exprimait dans le cadre de la cinquième journée scientifique tenue à Tissemsilt.Le Pr Rayane a affirmé que les personnes touchées par une insuffisance rénale présentent un risque accru de maladies cardiovasculaires, ces dernières constituant la première cause de mortalité dans le monde. Selon lui, 3 millions de personnes en Algérie présentent un risque rénal, précisant que cela ne veut pas dire qu'elles étaient atteintes de la maladie mais qu'elles risquaient d'être atteintes à l'avenir. Pour ce spécialiste, les bilans, pour la population à risque, sont d'une "importance capitale" dans la mesure où ceux-ci, outre les complications cardiovasculaires, renseignent le médecin sur d'autres pathologies dont le malade est atteint. Les hypertendus, les diabétiques, les personnes présentant des infections urinaires à répétition ou ayant des calculs dans les reins ainsi que les prématurés doivent effectuer deux bilans par an", a estimé le Pr Rayane, mettant en exergue le fait que les prématurés, une fois adulte, ont de très grandes chances de développer une insuffisance rénale chronique (IRC). Il a estimé que seule la greffe du rein est à même de solutionner le problème des insuffisants rénaux.
Selon lui, il n y a plus de danger à ce qu'une personne fasse don d'un rein à un parent proche, même si ce dernier n'est ni un ascendant, ni un descendant.
"Il ne fait pas de doute que la médecine a évolué. Avec les immunosuppresseurs, le risque de rejet n'a assurément plus droit de cité", a souligné l'éminent spécialiste. Le Pr Benabadji, chef du service néphrologie au CHU de Béni Messous (Alger) a, de son côté, souligné le fait que le plus gros des problèmes que rencontrent les néphrologues ont trait aux insuffisants rénaux ayant pris de l'âge, "ces derniers nécessitant des soins "particuliers". Outre ce facteur, l'orateur a évoqué les intoxications médicamenteuses, lançant un appel à ses pairs pour prendre en ligne de compte l'insuffisance rénale dans leurs prescriptions médicales.
Abordant la greffe du rein, le Pr Benabadji a noté qu'elle n'affecte pas la vie du donneur qui, a-t-il affirmé, "vit 2 ans et demi de plus qu'une personne qui n'a pas donné de rein", selon les statistiques. Évoquant les efforts déployés par l'Etat pour la prise en charge des malades, il a indiqué qu'il existe 270 centres d'hémodialyse en 2011, contre 2 centres seulement en 1978. Le dépistage permet de "détecter" précocement la maladie et d'"empêcher" son évolution, a-t-il souligné. Pr Tahar Rayane, dans un autre registre du volet relatif à la prise en charge de l’insuffisance rénale parvenue à son stade terminal (IRCT) par transplantation rénale qui reste faible dans notre pays, puisqu’elle ne constitue, à ce jour, qu’1% du traitement de l’IRCT. Avec amabilité et courtoisie, car passionnée par son travail qu’elle pratique comme un sacerdoce, notre médecin explique comment on peut prévenir le risque de rejet du greffon et arriver à greffer en toute sécurité le maximum de patients. Les reins servent à épurer le sang. Les déchets sont éliminés dans les urines. Il existe des maladies qui peuvent bloquer définitivement le fonctionnement des reins. Le sang n‘est plus nettoyé. Les déchets s‘accumulent dans le sang. On parle alors d‘insuffisance rénale chronique. L‘insuffisance rénale (IRC) parvenue à son stade terminal (IRCT) correspond à une défaillance irréversible du rein.
La prise en charge de l‘IRCT nécessite l‘utilisation d‘une méthode de suppléance. L‘épuration extra-rénale repose sur une technique d‘hémodialyse par un rein artificiel ou dialyse péritonéale. Ces techniques représentent un traitement d‘attente à la greffe et permettent de maintenir le patient en vie, mais pas de guérir de l‘IRCT.
La transplantation ou greffe rénale consiste en l‘utilisation d‘un rein sain d‘un autre individu pour suppléer la perte chronique de la fonction rénale. Associée à une amélioration de la qualité de vie des patients par rapport à la dialyse, la TR constitue une thérapeutique de choix de l‘IRCT. L‘IRCT représente un problème majeur de santé publique dans notre pays. A la fin de l‘année 2009, cette incidence était estimée à 100 nouveaux cas/million d‘habitants/an, soit environ 3 mille nouveaux cas par an. La prise en charge de l‘IRC par hémodialyse a débuté en 1973 à Alger. Les premières séances de dialyse péritonéale ont démarré en 1980. Le traitement substitutif par transplantation rénale a débuté le 14 juin 1986. Actuellement, il existe 270 centres d‘hémodialyse, dont 110 privés et 15 centres de dialyse péritonéale continue ambulatoire. La prise en charge de l‘IRCT par hémodialyse, dialyse péritonéale et transplantation représente, respectivement, 95%, 4% et 1%. D‘une façon générale, la Transplantation Rénale fait appel à un donneur en état de mort encéphalique ou à un donneur vivant qui peut être apparenté (DVA) ou non apparenté au receveur. La transplantation par un rein d‘un donneur en état de mort encéphalique représente l‘essentiel de l‘activité dans de nombreux pays. Cette thérapeutique est confrontée à la pénurie du don d‘organes. Chez nous, malgré la tenue à Alger en 1985 d‘un symposium réunissant des légistes, des religieux et des équipes médicales pluridisciplinaires qui à l‘issue de leurs travaux ont autorisé le prélèvement d‘organes à partir du coma dépassé (loi 85-05 du 16 février 1985), les activités de prélèvement sur cadavre restent difficiles à promouvoir. En attendant de créer et de développer un programme de greffe à partir du rein d‘un donneur en état de mort encéphalique, la transplantation rénale à partir du DVA constituait, jusqu‘au 30 mars 2009 où deux transplantions ont été réalisées à Blida, 100% de l‘activité de greffe dans les centres de transplantation opérationnels. La loi du 85-05 du 16 février 1985 autorise de recourir au DVA choisi au sein de la famille du patient. Le donneur doit être un ascendant direct (père ou mère) ou un collatéral direct (frère, sœur) ou un descendant direct (fils, fille). Le prélèvement doit se faire sur personnes vivantes non malades et ne doit pas mettre la vie du donneur en danger. Le consentement doit être libre et éclairé. La préparation du donneur passe par l‘information sur les risques auxquels il est exposé. Ces risques sont actuellement infimes. Le risque de décès reste faible. Chaque donneur fait l‘objet d‘examens destinés à écarter une anomalie de la fonction rénale, de l‘appareil urinaire, du lit vasculaire (artériographie rénale) et la recherche des anticorps antiviraux pour éliminer une maladie transmissible. La greffe à partir de DVA reste une alternative intéressante dans notre pays car les fratries sont grandes, donc avec beaucoup plus de chance d‘avoir une compatibilité HLA complète avec le receveur. De plus, la solidarité et l‘affection intra- familiale qui caractérisent notre population font qu‘actuellement il n‘y a pas de pénurie d‘organes. Au vu de notre expérience, on note un nombre important de donneurs potentiels et de couples qui attendent la greffe. Durant la période de préparation et d‘attente de la TR, le receveur bénéficie d‘une évaluation, préparation visant à prévenir le risque de rejet, infectieux, cardiovasculaire et chirurgical pouvant compliquer la greffe. Les surfaces de nos cellules expriment des antigènes HLA (Human Leucocyte Antigen) ou antigènes majeurs d‘histocompatibilité qui régulent la capacité d‘accepter ou de rejeter des greffes. Ces antigènes HLA sont très variés et différents d‘un individu à un autre. Ce qui signifie que la probabilité que deux individus non apparentés soient HLA identiques est exceptionnelle. En situation de greffe, le receveur reconnaît sur les cellules du greffon un HLA «autre». Cela explique que les incompatibilités HLA entre le donneur et le receveur vont stimuler la réaction de rejet immunologique du receveur qui aboutit en l‘absence d‘un traitement anti-rejet à la perte de l‘organe transplanté. Le service que je dirige a un rôle déterminant dans la préparation des receveurs et des donneurs, dans la décision de l‘intervention chirurgicale et dans le suivi du patient transplanté. Il coopère avec tous les centres de dialyse et de transplantation du territoire national. Il assure les tests de compatibilité tissulaire qui vont permettre ou non l‘attribution du greffon. Avant la greffe sont pratiqués :- Le typage HLA du receveur. Dans la transplantation rénale à partir du donneur vivant apparenté (DVA), le meilleur donneur est le frère ou la sœur HLA génoidentique. En situation de transplantation rénale à partir d‘un donneur en état de mort encéphalique, le risque de rejet est proportionnel au nombre d‘incompatibilité HLA entre le donneur et le receveur. - Le suivi des futurs greffés par la recherche et l‘identification des anticorps anti HLA développés, suite à des transfusions répétées, des grossesses ou une greffe antérieure incompatible. - Juste avant la greffe, sont pratiqués le typage HLA du donneur et l‘épreuve de cross-match entre lymphocytes du donneur et sérum(s) du receveur collectés tout au long du suivi immunologique et du sérum du jour de la greffe. Le cross-match pré-transplantation représente l‘épreuve ultime de compatibilité. Un cross-match positif contre-indique formellement la transplantation rénale et la transplantation combinée rein-pancréas. Il est fortement corrélé avec le développement d‘un rejet hyper-aigu. Pour résumer, la greffe se fait sur la base d‘une compatibilité pour le groupe sanguin ABO entre le donneur et le receveur, d‘un cross-match négatif et d‘une compatibilité HLA aussi proche possible. Les deux premiers paramètres étant impératifs. Une bonne compatibilité HLA entre donneur et receveur va augmenter la survie à long terme du greffon et réduire très fortement le risque de rejet. Le donneur et le receveur étant génétiquement différents, la réussite de la greffe va dépendre du degré de compatibilité HLA, comme nous venons de le dire, entre les deux personnes concernées mais également de l‘efficacité du traitement immunosuppresseur mis en place visant à prévenir le rejet. Le patient bénéficie, donc, après la TR d‘un suivi régulier pour adapter le traitement immunosuppresseur, prévenir ou diagnostiquer les complications immunologiques, infectieuses, tumorales et cardiovasculaires qui peuvent survenir et imputables à ce traitement. La prévention, le diagnostic et le traitement des rejets et des infections ont contribué à l‘augmentation de la survie du greffon et des patients. Des acquis importants sont notés en matière de transplantation rénale en Algérie. La réalisation pratique du geste opératoire est conduite de façon courante. Il faut, donc, poursuivre et développer la transplantation rénale à partir d‘un donneur vivant, en étendant les donneurs au conjoint et la famille élargie du receveur et introduire en parallèle un programme de transplantation à partir du donneur en état de mort encéphalique. Pour cela, il est nécessaire :
- de préparer le receveur et le donneur d‘une façon rigoureuse et étudier le dossier médical avec une équipe pluridisciplinaire ; - d‘analyser les problèmes rencontrés dans le cadre du fonctionnement des différents centres de greffes, - d‘établir un fichier national des IRCT, préalable à toute TR à partir de rein de cadavre ; - de former des équipes algériennes de greffe pour une meilleure couverture au plan national en vue de transplanter le maximum de patients. Insistant sur le dépistage précoce des pathologies rénales, notamment chez la population à risque, le Pr. Rayane a affirmé que le tiers des nouveaux cas de malades qui arrivent en dialyse sont des diabétiques. Environ 3 millions d’Algériens souffrent de différentes pathologies rénales dont 50% d’entre eux l’ignorent. C’est du moins ce qu’a annoncé le Pr. Tahar Rayane, président de la Société algérienne de néphrologie dialyse et transplantation (SANDT), lors de la cinquième journée scientifique qui s’est déroulée au Centre universitaire de Tissemsilt. Les spécialistes, qui ont pris part à cette rencontre qui a axé ses travaux autour de la prise en charge de la pathologie rénale qui affecte un bon nombre d’Algériens, ont appelé au dépistage de néphropathie diabétique d’autant plus que le diabète est devenu la première cause d’insuffisance chronique terminale en Algérie suivi de l’hypertension artériel. C’est pourquoi, dira le Pr. Rayane, il faut diagnostiquer précocement les sujets à risque notamment les diabétiques pour prévenir les complications fâcheuses d’une atteinte rénale. Selon les estimations mondiales, l'hypertension artérielle, le diabète et l'insuffisance rénale chronique entraîneront la mort de 35 millions de personnes, si aucune mesure n'est prise. Concernant la greffe rénale, le Pr. Rayane a fait savoir que l’inauguration d’ici peu de l’Institut national du rein permettra, sans nul doute, de développer l’activité de la transplantation en Algérie. Outre, dans le cadre du programme de renouvèlement des équipements médicaux dans la spécialité, le président de la SANDT a indiqué que l’acquisition de nouveaux générateurs de dialyse en appui du matériel déjà existants, permettra d’optimiser la prise en charge de cette pathologie qui enregistre chaque année plus de 3.000 nouveaux cas à travers le territoire national. Pour rappel, cet important rendez-vous scientifique a réuni plus de 300 médecins généralistes et spécialistes des secteurs publics et privés. Entre 3.000 à 4.500 nouveaux cas d'insuffisance rénale sont enregistrés chaque année en Algérie. - 3 millions de personnes souffrent de différentes pathologies rénales en Algérie. - L'Algérie compte 13.500 personnes atteintes d'insuffisance rénale, soit plus de 300 patients traités par million d'habitants. - Environ 6 millions d'Algériens présentent un risque d'atteinte rénale. - Environ 1.700 patients algériens vivent, actuellement, avec un rein transplanté, dont 708 greffés en Algérie. - Investir dans la prévention peut sauver la vie de 100.000 personnes dans le monde annuellement. - Des études montrent que 10% des insuffisances rénales chroniques pourraient être évités et que 30% d'entre elles pourraient être retardés sous réserve d'une prise en charge adaptée. Par ailleurs, cette cinquième journée médicale dans le cadre de la formation continue a regroupé des nombreux patriciens des secteurs public et privé qui ont acquis des notions sur les nouvelles technologies. Toujours dans le cadre de la formation continue, la direction de l’EPH de Tissemsilt en collaboration avec la cellule de formation médicale continue ont élaboré un programme riche et varie qui doit être affronté en améliorant la prise en charge des malades. Informer et s’informer, pour mieux soigner», a déclaré, en préambule, le Dr Halim Kara en parlant de la cinquième journée scientifique médicale organisée, ce samedi dernier, au Centre universitaire de Tissemsilt, par la cellule de formation médicale continue en collaboration avec la direction de l’EPH de Tissemsilt. Dr Halim Kara, qui est président de la C FMC de l’EPH de Tissemsilt et en même temps Médecin à l’EPH de Tissemsilt, a déjà à son actif l’organisation des journées médicales dans le cadre de la formation continue à l’intention des médecins du secteur public et privé.

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