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Lakhdar KHELFAOUI - EFFORTS DISPERSÉS : Le redressement de l'Algérie est-il une mission impossible?

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 Lakhdar KHELFAOUI* 
 

 

 

Le peuple algérien vient d'avoir, il y a quelques jours, sa nouvelle constitution, sans passer par un référendum ou une consultation populaire. Le système a préféré de passer par le vote des deux chambres (parlementaires et sénateurs). Si on regarde de près les positions, avis et  déclarations de l'opposition avant la phase finale de cette validation; ça laisse croire que le projet va être confronté à une crise de majorité pour faire passer les réformes élaborées dans un chantier, qui a démarré il y a cinq ans, en coïncidant les " événements" que la rue arabe a connus par "le printemps arabe"! Finalement, la réforme présentée par M.Ouyahya a été passée avec un vote majoritaire et écrasant de  soi-disant  représentants du peuple, elle est passée  sans aucun souci comme " un suppositoire" !Tout le monde est passé à autre chose : politiciens, intellectuels, médias et société civile! Ce qui est normal d'ailleurs, à quoi ça sert de parler durant des heures, et parlementer dans les cafés, les rues, les plateaux télé et autres clubs de rencontres et débats, si on sait déjà que ça ne mène à rien de faire endurer les polémiques et les querelles stériles! La majorité des Algériens ne croient plus à leurs leaders politiques issus du multipartisme, et non plus  au sommet de l'état. Le paysage politique est quand même marqué et dessiné par une " opposition " exceptionnelle et spécifique comparativement aux autres partis et sensibilités politiques dans le monde! L'opposition algérienne est tellement imprégnée par le monde des affaires et le principe des  " quotas", tels certains groupes de médias, elle est redevenue malgré elle, une associée naturelle ou une substitut indirecte du système.    Elle critique la journée et la nuit désapprouve sa propre critique et sa position.  La preuve se résume dans la journée du 7 février 2016, on trouve sur 512 "mains levées",  il y a  seulement et miraculeusement 2 qui n'ont pas "été levées" pour ne pas lever les soupçons et dire au monde entier qu'on a quand même ( un ou  deux )  qui ne sont pas obligés de " lever la main " pour un oui et pour non! Je salue malgré tout, l'idée de ne pas demander directement l'avis du peuple, et organiser un référendum et une consultation populaires et allouer un budget énorme pour l'occasion, pour qu'en  fin de compte, on n'ait que les mêmes résultats!  un joli 99‫% ‬! Moi, comme beaucoup d'algériens, ça ne m'a fait ni chaud ni froid cette histoire de nouvelle constitution, pourtant l'Algérie indépendante a connu 4 constitutions et 5 réformes. Personnellement : je vois que cette " pauvre constitution" est aussi victime telle la majorité du peuple, à quoi ça sert d'avoir une constitution si elle n'est pas respectée? À quoi ça sert d'avoir une constitution "si virtuelle", où dans la vie réelle elle n'est pas appliquée! La Constitution, ce sacre, cette gardienne des droits et de devoirs, socle d'un État de justice sociale n'est en réalité qu'une formalité ou un fantôme pour qu'on ne soit mal vus par les autres (au-delà des frontières)"! Si on regarde historiquement nos quatre "constitutions" depuis l'indépendance, chacune est marquée par des " événements historiques inconstitutionnels " dernier en date; ( ils ) nous ont fait imposé un président qui ne représente aucune condition, ou signe vital pour qu'il soit "con-dit-da" légitime! La constitution est imprimée dans un volume prestigieux et gardé au chaud dans un tiroir, et  qu'on le dépoussière de temps en temps. On la viole (selon les circonstances).  L'amère réalité, c'est qu’"on a " une constitution violée - constamment - qu'elle est, en réalité, incapable de protéger  un peuple ou un citoyen violé! Je suis conscient qu'on est un peuple historique, fait de grandeurs, mais on est aussi un pays très jeune dans son indépendance, et il est toujours en voie de construction et développement.  Le comparer aux autres pays et puissances  qui ont des centaines d'années d'indépendance est une simple idiotie et loin d'être objective! Mais, la politique suivie depuis plusieurs décennies ne se laisse pas désirer, et nous oblige à mettre l'accent là où il le fallait, quand ça ne va pas!La députation n'est pas une fonction salariale, c'est un engagement et une mission pour représenter un peuple ( réellement souverain)  et défendre ses intérêts et parler de ses préoccupations, chez nous, en Algérie, c'est devenu une activité pour s'enrichir sans rien faire pour la mission initiale! J'ai entendu un député qui s'insurgeait dans l'hémicycle de l'APN en dénonçant l'incompétence et la cupidité de nos députés, et il les avait accusés de tous les noms et qu'ils sont tous venus avec une vocation " pleine de rapacité "afin de remplir leurs ventres et profiter du système. Je ne sais pas si ce dernier révolté, et indigné  était sincère ou juste pour jouer un rôle! Bref, je ne vois même pas l'utilité des députés en Algérie depuis l'arrivée de Bouteflika en 1999! Avant, ils étaient un peu (occupés) par les préoccupations du peuple, maintenant, ils sont très  éloignés  et très " impliqués",  mais dans le business des quotas, et contrats sous la table  (ou Tay-Tay) avec le pouvoir en place! À quoi servent-ils ces représentants du peuple s'ils ne le représentent rarement dans les questions essentielles de la vie quotidienne ? Il faut mieux remettre en question cette institution ou ce régime parlementaire, et économiser la modique - ou  maudite ! -  somme mensuelle de 400000 DA X 512X12 ( sans compter les primes et  magouilles!) et l'investir dans une caisse pour aider  quelques démunies  ou quartiers populaires en difficulté; à condition que ce peuple renonce et cesse de voter pour " des vautours et rapaces "!

Mais, quand j'entends ( à plusieurs reprises électorales et folkloriques), des foules populaires affirment haut et fort avec grande ferveur et fierté ; qu'ils voteront pour Bouteflika même dans sa tombe, je comprends mieux le comportement de soi-disant " élus", et  comment ils sont  devenus méprisants et sans pitié envers leurs électeurs, en dilapidant les richesses de ce pays, et oubliant les grands chantiers pour édifier un État de droit. Constitution nouvelle ou pas, ce n'est pas ça le plus important, le plus important est-ce que la majorité du peuple algérien sait exactement c'est quoi une constitution,  et connait-elle réellement sa place dans une nation ou pas?! En 1995, si ma mémoire est bonne, j'étais en déplacement dans un bureau de vote pour la réforme de la constitution, à l'époque de Monsieur Zeroual, j'ai interpellé une femme au foyer, en demandant son avis concernant cette réforme, elle m'a répondu :" ô, mon fils, j'ai fait mon devoir comme tout citoyen et voté pour Adoustour - Constitution -, qu'Allah fera de lui un homme vertueux pour le bien du bled "! Elle a cru que Adoustour est un candidat, et il faut l'élire pour qu'il Eysaggam El-Bled! Dans la même constitution réformée, la langue Amazigh a été désignée comme langue et une constante nationale. Je me rappelle bien, dans la même période, ils avaient commencé à l'enseigner dans des régions demandeuses et adhérentes souvent au " printemps Amazigh", mais ça n'a pas abouti, ce n'était pas l'État qui avorté ou  empêché son enseignement " épanouissent ", mais parce que les enseignants se retrouvaient avec 2 ou 3 élèves dans une classe! Alors, je ne comprends rien du tout ce débat autour cette question de la langue berbère ou Amazigh qui a précédé la réforme  ! Soyez sérieux, on ne va pas s'amuser chaque fois à reofficialiser la langue Amazigh comme langue nationale à chaque réforme de constitution ! Peut-être,  c'est notre "marque de fabrique" au sujet des débats; je veux dire, de faux débats, pour noyer le poisson de vrais sujets cruciaux et importants dans l'évolution de notre peuple et notre société! J'ai toujours une petite pensée pour (ÂAMMI) "Ammar Addaoula" (Allah Yarhmou) quand je heurte  à nos paradoxes continuels. Au début des années 90, pendant l'air frais du multipartisme, sur le chemin vers chez lui le soir, juste avant le coucher de soleil, et comme par hasard, il a aperçu son jeune fils (ÂAZEYZ) sur le toit en train de tourner l'entente râteau dans tous les sens. Avec un air mécontent, et frustré, il créa sur lui, en lui demandant ce qu'il fait sur le toit ?! Le jeune ÂAZEYZ répondait  :"je suis en train de redresser Dzeyar (Jazïr) , nous l'avons perdu  toute la matinée!" . Là (âme) Ammar  répondait , en piquant sa crise (sans oublier les quelques gros mots à l'Algérienne): "Descends espèce d'abrutit…toi! Tu veux redresser  tout seul l'Algérie! Tu as oublié qu'on a déjà 60 partis politiques qui sont incapables de la redresser , et  toi tu veux le faire ... aller tu descends vite espèce d'idiot, sinon…"! Rabbi Yarhmak âmmi Ammar Addaoula!

 

     
 

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